mardi 29 septembre 2020

la vie avait l'air

et tes genoux soufflaient encore.

j'aurais pu faire le marathon en transe

derrière ton cul et les balustrades

sans jamais rencontrer aucune ligne finale.

quel était ton nom costarmoricain 

belle éternité errant dans les couloirs

hilare et la poitrine légère 

et sans dossard dans la course aux étoiles,

de ponchaillou à nulle part ?  










dimanche 27 septembre 2020

Quoi, mon agresseur était ton cousin, et ça te révolte frangine ? tu voudrais lui foutre une mandale s'il ne s'excuse pas ? ...Tu as des guerres de retard depuis quarante années, jeunette !

J'ai été abusé par la bourgeoisie , bête et commerçante, celle qui vomit les fonctionnaires et dans laquelle mon agresseur a grandi en se croyant tout permis et s'y épanouit encore - Tu crois quoi chérie ? que je désire ses excuses ou une décision de justice pour sauver ma pomme - Non , je veux écraser le monde de ce cousin, de celui qui l'a élevé et qui trône encore sur mes frangines, ma nièce et mes neveux et tous mes amis - je veux la peau du capitalisme qui nous fait esclave à tous les coups, sous les couvertures ou en démocratie, chérie ! 

Si je témoigne maintenant c'est que notre mère est décédée et qu'elle n'ira pas tirer au bazooka contre ce connard . Et aussi parce que je n'ai plus rien à produire d'autre pour cette société qui vote sans cesse à côté de nos intérêts humanistes , émancipateurs, et réparateurs...- et aussi que la bêtise règne et que tu n'y vois que du feu en me traitant de gaucho radical , ou en souhaitant obtenir des excuses de l'agresseur isolé de ma bite pour épargner encore ce monde bourgeois qui te séduit toujours un petit peu... (de moins en moins, mais encore trop jeunette !) 

Ne me demande pas d'entamer un procès familial contre ce pauvre type, quand ça fait des années que je t'invite à porter un regard critique et argumenté sur son bonheur bourgeois institutionnalisé qui te fait encore bander, chérie. 

Ma guerre est unique, totale et politique, frangine: mon sexe abusé c'est de la blague intime d'une violence infime comparée à celle de ton monde amorphe qui agit mollement sans conviction pour protéger nos petits nombrils futurs - ou tes votes répétés à la droite de ta gauche, ignorant tous les engagés contre d'autres abus plus sérieux : les crèves la faim et les concernés contre le fascisme ambulant des années trente à maintenant , ou les résistants militants contre la destruction du vivant et de la bio-diversité ....- c'est pas une lettre d'excuse de Bernard Arnault que demandent ces gens-là, tu sais ? -  mais  tu préfères ignorer toutes ces luttes inconfortables en posant tes remords soudains sur ma vieille épaule tordue... - 

( la prochaine fois dans le jardin on parlera d' ELLE , et comment on m'a appris à abandonner tout espoir de construction de relations amoureuses  pour sauver la morale bourgeoise des adultes en milieu hospitalier...)

Loulou Robert , le 09/09 de cette année

samedi 19 septembre 2020

tu continues de peser le pour et le contre de ce monde que tu sais en voie d'extinction , et tu fais au mieux pour sauver tes enfants d'abord en résistant encore trop timidement aux débordements fachos du bout de toutes tes lèvres naturelles : n'as-tu pas élevé magnifiquement tes beaux enfants dans ce monde capitaliste larvé historiquement de fascisme ? - 

tu protèges encore cette société de sauvages en votant à la droite de ta gauche comme quand tu couvais tes bambins en choisissant leurs prénoms parmi des bulletins promus par les statistiques dans l'isoloir de ton intimité sacrée - Ta vie entière a tourné en rond autour de ton utérus - et sauvagement ya rien à y redire, beauté: vous êtes légion à jouir ainsi depuis la nuit des temps ! 

mais maintenant que tes beaux gosses sont bien élevés et peuvent voter, tu te demandes combien de temps ce mensonge peut encore durer en toi , avant que tu aies le courage de te (re)lever pour te battre , et accoucher d'une société plus idéale et moins sauvage, moins patriarcale aussi, et plus égalitaire et partageuse , et surtout plus tolérante pour accueillir le fils de ton fils ou ta petite fille qui vont advenir avec leurs peaux et leurs prénoms toujours plus métissés... -  enfin tu t'interroges sur le devenir d'une humanité future engendrée par ton désir instinctif , égoïste et sauvage.

une fois pour toutes frangine...- et une fois ton oeuvre de mère achevée et tes accouchements génialement aboutis, ayant assuré ton reflet éternel dans le miroir du temps mieux que dans la grotte de l'humanisme - et en te réveillant aujourd'hui comme une princesse émancipée dans une forêt ménopausée :  es-tu disposée à gueuler contre ce fascisme perpétuellement engendré dans notre société, aussi fort qu'aux oreilles des sages femmes qui t' accompagnaient à la maternité ?


  

jeudi 17 septembre 2020

 


Mmm: on sait que ça va mal finir.

ELLE : toutes les douleurs ont une fin.

 







j'aime écrire sur ce blog avec ELLE - C'est une torture quand j'écris ailleurs ... ELLE me procure un espace long et tranquille où le bonheur surgit mieux quand ELLE corrige mes délires sur ce fond blanc comme un linceul - L'amour littéraire existe entre nous depuis ce couloir d'écritures anciennes, gris de bout en bout dans l’hôpital de ponchaillou  traversé par nos livraisons de couvertures de Spirou multicolores, jusqu'à la première marche de l'escalier du dehors brûlée par vos soleils fantoches.



 (mise à jour le 19/09 :  https://t.me/JuanBranco/96 )

un jour sur facebook (un vieux réseau internet disparu), un cousin m'a demandé pourquoi je cherchais encore à m'en prendre à ma tata - et pourquoi je l'appelle tata pour le dénigrer... - "n'as-tu jamais appris à tuer ton père depuis que t'es gamin ?" -  Il croit ça lui : tuez vos pères symboliquement et tout ira bien ! - et puis ça marche peut-être pour des gamins qu'ont eut un père trop aimant dans leur enfance (j'ai vu ça ailleurs)... En vrai depuis mon enfance j'ai ignoré gentiment ma tata, refusant de participer à une guerre de jalousie que lui seul a voulu initier ( "tuer son fils" ?) - moins j'existais moins il m'emmerdait, et plus ma mère était tranquille - (et plus mes frangines existaient, plus il les mordait lâchement) - Tu sais , je suis des plus pacifistes quand les forces s'équilibrent dans la jungle - Elle me disait jusqu'à la fin qu'elle aimait ce type malgré tout et je me suis consacré à sa vie entière de résistante dans un silence de plomb et d'admiration en ne disant rien pour ne pas gerber (m'en fous des vies de couples, et de tous ces aliénés à leurs bébés - maintenant tu sais pourquoi !) - Depuis 2012 et la mort de ma mère sous les coups du cancer et de ce salaud tataniste, et comme depuis toujours où j'ai dû abandonner ELLE à ponchaillou - et mes docs réalisés contre le dictat de "la ménagère de moins de cinquante ans" et ceux diffusées librement sur mes comptes internet associés aux GAFAM (qui n'avaient aucun pouvoir à l'époque) - maintenant donc, je ne fais plus que du documentaire écrit dans ma tanière ... publiant mes délires pour les morts plus que pour les vivants, contre la bête qui menace le reste de ma tribu à coup de crocs fascisants ,  ne trifouillant que ma mémoire sur les parois du Net cérébral - et ne m'en échappant qu'avec un gilet jaune sur le dos, comme une peau de bison encore chaude, pour sauver mes dernières pommes rougissantes du néant potager maternel !


 


 Est-ce que vous aussi vous sentez, génétiquement et "ossuairement",  que tout est affaire d'humanité dans une grotte  autour d'un tas de cendres ? et que la grotte est aussi importante que les humains qui l'habitent pour s'y réchauffer ? - ou tu te crois libre autour de ce feu que tu ne sais même pas rallumer , éternel connard prisonnier des courants d'airs ? - 

ELLE : "Break down! Huh, this is a bust (Hold onto your wigs!)
All U sorry motherfuckers up against the wall
If U don't play, bite the dust
Cuz in a couple of simple fuckin' phrases
I'm gonna hip U 2 the fuckin' plays of
The brand new mad style - y'all say!
(These are the days of wild)
Hell yeah!" - 




Des anges m'ont offert un tourne disque moderne avec une enceinte connectée - je ne sais pas comment les remercier de ce geste vain, et comment comprendre ce que ça révèle d'eux ou de moi dans ce monde numérique. Car s'il ya selon moi un progrès dans ce monde numérique c'est la diffusion des oeuvres musicales, cinématographiques , photo, etc... passées et futures -l'art est partageux, tu sais ? -

Mais mes anges ne se sont jamais préoccupés des bootleggs, rehaersals et soundboards circulant sur tous les supports dispos et cachés sous le manteau en peau de néandertalien partageux sorti de sa disco-grotte repeinte en peer-to-peer... - Eux n'achetant toujours que ce qui est produit officiellement sur des galettes en cire calibrées par l'empire romain pour rémunérer les esclaves et leurs héritiers capitalistes - moi m'évadant dans mon monde en réseaux de partages sans limites temporelles et sans frontières formelles, ne gardant en bandoulière que le progrès de leur enceinte connectée en bluetouth relié à mon cordon d'humanité grotesque, avec celui des bandes magnétiques des cassettes réenregistrables à l'infini du temps jadis ou du streaming en cours de Monsieur Ui dans les arbres du jardin de binic-

https://soundcloud.com/disboy-2/tracks 




T'as lu les news horribles ce matin ? qu'as-tu fais en sortant de ce couloir de ponchaillou depuis ces quarante dernières années ? qu'as-tu fait de ces divertissements sportifs et autres enseignements scolaires pendant toutes ces années littéraires passées en société ? que t'ont-ils appris de moi en évitant le sujet tabou ? - t'as cru aller de l'avant , mais tout en eux te ramène à moi : la joie interdite, la beauté esclave des lâches et le drap de la république retroussé sur mes pieds froids. 


(Mmm : on est en septembre, l'automne approche et il fait plus chaud qu'en aout -  tiens moi froid, chérie !)

 


vendredi 11 septembre 2020

Tu sais, j'ai grandi avec ces images et ces paroles fortes en noir et blanc - entre éclats de rires et dénonciations de l'abjecte par de grands hommes qui ont survécu - entre une bise de ma mère avant d'aller me coucher et le ciné-club de minuit du temps passé - pendant que d'autres masturbaient leurs engins politiques sur les retransmissions des décolletés des robes à paillettes et des têtes de nœuds papillons gominés du festival de cannes diffusées sur la chaine canal+ en clair aux heures de pointe: (écoute bien tout jusqu'à la fin, jeunesse !)

 




 https://t.me/JuanBranco


Flute en carton tapissé d'un bout de nappe en papier bleu -  Fanch, in ville jacob, date et heure heureuses.

 ah et ce masque -

tu crois que t'oublieras son gout une fois la liberté retrouvée.

non, toutes les odeurs de ponchaillou sont restées en moi, et accompagnent mon dégout

de l'humanité aseptisée.




 "Et cette version tu la connais ?" - bootlegs, rehearsals, soundboards et autres versions live, longues ou alternatives - y a que ceux qui s'en tiennent aux publications officielles uniformes et commerciales qui ne connaissent jamais les trésors enfouis dans la mémoire de la caverne... (niah!) -



 Ma mémoire s'obstine à projeter des images vécues que je n'ai pas su interpréter à l'instant où je les recevais.

J'avais vingt-deux ans à peu près - Une amie qu'en avait vingt-neuf me donne rendez-vous chez son père à Tournefeuille, pas loin de Toulouse - La maison que je découvre est sombre, tous  les volets sont fermés, comme le visage de son père qui m'ouvre la porte : "elle est dans sa chambre, elle a mal au ventre, attends-la dans la bibliothèque"-  ça a duré de très longues minutes, ou des heures (?) pendant que je regardais les tranches des bouquins dans le séjour où n'existait aucune photo de sa mère récemment décédée...- entre-temps j'ai osé appeler mon amie du bas de l'escalier en ne me souciant que de ses règles que je savais douloureuses , "Non ne monte pas - attends encore un peu, je descends bientôt!" (pourtant elle connaissait ma chambre et tous les recoins de la maison de mes parents?) - On a fini par diner ensemble dans le jardin pâle comme son visage, avec le visage glaçant de son père en face de moi. 

Je n'ai jamais su aborder ce moment avec elle, et je ne sais rien de son père - Il fallait qu'elle lutte sans sa mère et que j'oublie ses règles... -  Belle dame.

La guerre d'algérie de ma tata sergent, après trente ans d'enquête familiale : je n'ai toujours pas obtenu de récit probant - la sincérité est masquée par des plaintes sur soi et retournées sans cesse contre d'autres responsables connus de tous ceux qui lisent les livres et regardent les films. On est obligé sans cesse d'ignorer ses généralités foireuses pour concentrer son témoignage à ce qu'il a vu et vécu, mais son implication est sans cesse fuyante et les actes dont il se dit témoin restent flous malgré nos insistances bienveillantes - le célèbre "me suis retrouvé nez à nez avec un fellagha qui ne m'a pas tiré dessus", et ce tout ressent, arraché : "le bras d'un adolescent plongé dans une rivière...", mais à nous de deviner le reste, encore que le doute persiste dans le timbre de sa voix hésitante : "euh ben oui , le froid hein ?".

( ce que je sais par ailleurs et En Même Temps, c'est la lâcheté perverse que cette mule est capable de diffuser pour se protéger -  sacrifiant frère, femme et enfants pour  survivre à ses tares. )

vendredi 4 septembre 2020

Antoine est un nouvel homme. Et y en aura peu d'autres dans ton slip des cavernes. Son timbre est un écho unique dans l'oreillette musicale qui résonne autour du feu magique de la grotte universelle - quand tu te loves bêtement sous une peau de chat abandonné dans le super-u du vingt et unième siècle de l'ère antérieure... -  https://soundcloud.com/antoine-jourdanmccartan/sunny-playground


(hypnose !) -

Dans les rues tous les visages sont masqués et s'y perdent - 

Il n'y a plus que dans les rêves qu'on peut se reconnaitre.

Tu sais j'ai l’œil plus aiguisé qu'eux pour reconnaitre ton beau museau.