cet aprem mon corps entier était pris au piège d'une courbature totale, des poumons aux pieds, pendant que j'écrivais comme un con sur Carole...
quand je me suis allongé sur le canapé pour me soulager, les chats sont venus me caresser et se reposer sur mon thorax en ronronnant pour de bon.
une demie heure après m'être endormi, j'essuyais une larme de douleur ou de beauté en libérant les quatre chats sans me souvenir ce que j'avais commencé à écrire.
J'ai d'abord récupéré une lettre dans la boite du facteur, que j'ai machinalement mise à la poubelle - "dépistage du cancer offert
par l'état"... - car mon coeur va beaucoup mieux en faisant pirouette!... ("liberty she pirouette when i think that i'm free")
Quoi écrire sur Carole et comment dire tout ce qu'on avait en commun ? - en vrai et sans rien révéler, ses amis et les miens sous prétexte de protéger sa beauté m'ont empêché d'écrire à la première personne contre la mort pendant des années.... car un jour je suis allé trop loin dans mes arguments nourris de son passé et du mien, et en libérant trop "pornement" ma parole sans doutes elle m'a répété gentiment ce que disaient nos amis incultes et bourgeois, fouettés ou ignorés par leurs pères tortionnaires et moribonds..."tu vas trop loin gilou !" - avant qu'elle et tous ceux-là deviennent à la fin de bons fachos - contre émancipateurs de l'humain et futurs macroniens.
Ramasse tes fringues et retourne chez toi - je sais couper tous les liens amicaux et amoureux, et je ne me tairai jamais plus dans ton monde dégueulasse où tu divagues sans jamais t'informer sur l'hymne à la joie des misérables .
Ils pourront bien venir me chercher avec leurs canons de flingues chargés de "tu vas trop loin" dans ma bouche:
mes pizzas ou mes bouquets de patates et mes bracelets à tes chevilles n'y peuvent rien - car tu sais quoi ? - quoi que je fasse ou que je défasse, tes jeans bien moulés ne s'ouvriront jamais comme les yeux d'ELLE sur mon froc et l'humanité, car je m'attaque sans pitié contre la barbarie depuis que je suis né et qu'ELLE est morte.
Sauve-toi de ma page ! - ou je t'envoie encore du Prince défunt...







