samedi 4 avril 2020

Comment raconter cet épisode sincèrement
sans m'échapper en blaguant comme d'habitude
quand tout est vraiment tragique ?
Je venais d'apprendre qu' Anthony était condamné.
Alors le lendemain je pars de Rennes pour aller respirer à Binic.
Sur le chemin je m'arrête au Piano bleu de St Brieuc, où j'espère pouvoir m'évader avec la belle serveuse et quelques autres habitués sympathiques. Mais en entrant je suis surpris de voir A. attablée avec sa meilleure amie - je me crois aussi solide que la veille, et j'avance vers elle pour lui sourire - Comment tu vas?  - bien et toi ?, elle me répond gentiment -... je me suis alors écroulé en larmes sans pouvoir articuler ma réponse - obligé de ressortir du bar pour chialer en transe dans la rue pendant je ne sais pas combien de temps et avant que je réussisse à revenir me représenter solidement devant elle  - on s'est excusé tendrement chacun comme on a pu en se promettant de se revoir bientôt -
Mais le lendemain j'étais reparti des côtes d'Armor pour accompagner mon meilleur ami dans sa longue fuite, où nos jours et les lendemains ne suivront plus jamais aucune suite logique.

ma vie n'aura été qu'un long couloir, où toutes les portes que j'ai choisies de pousser pour me reposer n'ont fait qu'accélérer la cadence de mes pas pour revenir vers ELLE.

(rise up !)




je n'en raconte jamais assez quand ça devient sérieux, et c'est une règle que je me tape - mais si vous désirez un ... - (merde comment ils disent pour les dvd ?) - Bref , voilà une suite possible :  entre deux jours où anthony était chez rosie, je revenais à binic et mon kiff était d'ouvrir les portes des boites de nuit pour voir des pistes remplies de jambes jeunes et vaillantes danser cinglément sur des zics complètement cons jusqu'à plus d'heure - au pire du moment, c'était ma meilleure médecine...  Et Verly aussi, mais c'est encore une autre histoire.

(bonus)



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