Je me tords de douleur allongé et entouré de visages effrayés - "ça va ? , t'as mal ? essaie de te relever ! - ma frangine qu'a quatre ans de plus que moi vient de rater le ballon de foot que nous nous disputions en shootant de toutes ses forces dans mon tibia - C'était mon idée de laisser les filles jouer au foot avec les copains - j'avais seulement oublié que son âge et sa force dépassaient celle de nos mollets juvéniles... - Bref, pendant les cinq minutes que la douleur se répandait dans tout mon corps et que j'imaginais mon os brisé, entouré de ces visages suant sur ma peine , j'avais largement le temps de penser à nous à Ponchaillou - Et de rire avec ma sœur pour qu'elle ne se sente coupable de rien du tout ... Pourvu que tout s'estompe et ne se résume qu'à une bosse.
ELLE : oui mon ange, je t'ai vu rire avec moi dans la douleur étendu dans ce carré de verdure - mais tu fais surtout bien d'oublier le score final !
Mmm : Quand j'ai quitté notre couloir hospitalier je savais que tu étais condamnée - j'ai négocié avec les adultes ma liberté contre ta vie sans me plaindre - Dehors je n'ai plus jamais demandé à te revoir - je n'ai plus jamais évoqué ton nom, et ton visage s'est substitué à d'autres amoureuses ... je me suis imposé un silence enjoué, plein de colère noire.
ELLE : un été dans ton jardin binicais , regarde la voix lactée au-dessus de ta tête - et tu verras le négatif agrandi de mes tâches de rousseur sur ma peau bleuie ...
https://www.instagram.com/p/BqdSk-QlN6a/?utm_source=ig_web_button_share_sheet
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire